DESCRIPTIF
Suite à un séjour au Burkina Faso en 1997, et aux rencontres avec divers acteurs sociaux, BARNABÉ FISCHER, décide de créer un lieu de vie pour de jeunes enfants déshérités à Bobo-Dioulasso. C'est donc avec l'association locale "Tié" (qui œuvre pour la réinsertion familiale et sociale de jeunes de la rue) et le Ministère de l'Action Sociale, qu'il imagine ce projet qui correspond à un besoin (la ville de Bobo bénéficie peu de l'aide internationale et rares y sont les structures présentes) et qui implique des personnes autochtones.
De retour en France, en compagnie de proches amis, il décide de créer l'association "L'arbre d'en face", pour soutenir son action et créer un lien entre le Burkina Faso et la France. En 1998 il obtiens toutes les autorisations légales et nécessaires pour mettre en place son projet, et la Mairie de Bobo s'engageait à attribuer un grand terrain dans un quartier périphérique. Pendant ce temps, les fonds nécessaires pour construire et faire fonctionner le centre étaient réunis grâce au rassemblement d'énergies provoqué par des actions associatives en France (soirées, brocantes...).
Une fois le centre construit et équipé en
2000, l'équipe de base constituée, il peut enfin commencer son projet. Aujourd'hui son centre accueille 10 enfants, soutient régulièrement 4 familles très nécessiteuses, soient 23 enfants (dont 10 sont scolarisés).


ACTION
Notre lieu de vie est destiné à de jeunes enfants (1 à 12 ans) sans famille ou sans adulte responsable et capable de s'occuper d'eux. Nous les recueillons quand ils se trouvent dans des circonstances dangereuses pour leur santé physique ou morale, et pour leur vie. La capacité d'accueil du centre a volontairement été limitée à une douzaine d'enfants, cela afin de conserver un cadre familial et de privilégier la relation pédagogique avec chacun d'entre eux. Ainsi nous leur assurons les conditions affectives, sanitaires, éducatives, morales, nécessaires à leur épanouissement.

A leur arrivée, les enfants sont en général très traumatisés par ce qu'ils ont vécu et ils ont besoin d'un temps d'adaptation pour se remettre en forme, prendre leurs marques, avoir confiance en eux et se sentir à l'aise. Après cette période de transition, nous les occupons chaque jour entre, d'une part les tâches liées à la vie collective (le rangement, le nettoyage, l'entretien de la cour, le maraîchage, la cuisine, le marché, la socialisation dans le quartier, la responsabilisation envers les plus petits...), d'autre part les activités d'éveil et préscolaires (le langage, la motricité, le graphisme, la numération, les activités manuelles et artistiques, la vie sociale), et enfin le temps libre (tous les jeux que les enfants peuvent inventer...).
Bien sûr quand les enfants sont en âge d'être scolarisés
(6 ou 7 ans au Burkina Faso), nous les inscrivons à l'école publique du quartier de façon à leur assurer de réelles perspectives d'avenir. Chaque année aussi, pendant les congés scolaires, nous essayons de mettre en place des activités artistiques (théâtre, musique, danse, jonglage, marionnette, artisanat...), sous forme d’ateliers temporaires menés par des intervenants extérieurs. Ces activités profitent aux enfants du centre, ceux du quartier, ou ceux suivis par "Tié" quand cela est possible.
A côté de cela nous venons en aide, comme nous le pouvons, à des
familles déshéritées et victimes d'infortunes (le plus souvent dues au(x) décès des parents, à leur séparation ou à leur départ) qui veulent nous confier leurs enfants. Pour ne pas les déresponsabiliser nous les encourageons à poursuivre l'éducation de leurs petits, même quand ils ne sont pas les parents directs parce que c'est de coutume en Afrique. Nous soutenons les plus nécessiteux dans cette voie par des dons alimentaires, de vêtements, de jouets, de médicaments, ainsi qu'en assurant la scolarité de ceux dont l'âge le permet. Le contact avec ces familles est entretenu par des visites régulières, afin de suivre leur évolution et d'être présents en cas d'urgence.


FONCTIONNEMENT DU CENTRE
Pour assurer le bon fonctionnement du centre, une équipe responsable a été mise en place, avec actuellement quatre personnes : trois aides maternelles locales qui sont salariées plus moi même. Ce sont Apauline Sanou (présente depuis le début du projet), Kadidja Diabaté (depuis fin 2001) et Judith Somé (depuis 2004). Deux d'entre elles travaillent chaque jour au centre pendant que la troisième est au repos ou en congé, assurant de la sorte l'ensemble des tâches ménagères et participant aux activités pédagogiques proposées. A côté de cela il y a beaucoup d'ami(e)s, de "tontons" et "tanties" qui viennent nous rendre visite et nous encourager. Depuis sa création, le centre est bien accepté et inséré dans le quartier, certainement parce que nous fonctionnons avec des moyens modestes, à la manière "africaine" et dans le respect des coutumes locales.
Les enfants qui sont accueillis et pris en charge le sont à priori de façon temporaire (quelques années). En fait nous avons pour objectif leur retour dans leur famille d'origine quand cela est possible, mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas. Pour cela nous essayons de retrouver des membres de leur famille "élargie" (oncles, tantes, grands-parents) et d'entretenir des liens par de fréquents séjours. Ainsi quand les choses se passent bien, nous pouvons progressivement envisager avec l'enfant son retour chez lui. Ce retour est facilité par un soutien financier sous forme de parrainage, pour permettre à l'enfant de poursuivre sa scolarité ou sa formation et ainsi lui donner de bonnes chances pour s'insérer dans la société burkinabé.
D’autre part nous avons décidé de travailler en partenariat avec l’
association Tié qui œuvre depuis 1995 pour la réinsertion sociale et familiale d'enfants de la rue à Bobo. C’est avec les animateurs de cette association que nous menons les enquêtes sociales (i.e. des rencontres et discussions) qui nous permettent de connaître l'histoire et la situation réelle des enfants proposés. A partir de là, nous pouvons décider quelle aide apporter (prise en charge ou soutien extérieur) avec la conviction que notre action profite aux plus démunis. Nous nous réunissons également tous les deux mois pour faire le point sur l’évolution des enfants accueillis et sur l’organisation du centre. L'implication bénévole de personnes extérieures mais autochtones nous apporte beaucoup d'objectivité dans notre travail.


FAIRE UN DON
Pour soutenir l'action de l'arbre d'en face plusieurs choses peuvent être faites:

• Devenir membre ou donateur pour soutenir financièrement notre action;
la cotisation de l'association est de
16 Euros par an.
Pour cela, vous pouvez envoyer un
chèque à l'ordre de "l'arbre d'en face".

• Devenir parrain de notre association à raison de
60 euros par an, pour soutenir plus durablement notre action et vous permettre d'établir un contact privilégié avec le centre (correspondance postale trimestrielle).
Merci de contacter directement le chargé de mission à Bobo:
Barnabé Fischer

• Faire un don pour péreniser l'association.

• Vous faire l'écho de notre action en nous inscrivant dans vos liens de vos éventuels sites.

• Parler du projet de l'Arbre d'en face à vos proches.

• Nous donner des idées où tous conseils pour améliorer notre action.

• Venir à nos divers fêtes de soutien pour nous rencontrer en "vrais" et pour vous amuser.


Un reçu vous sera envoyé, pour les donateurs, parrains et membres, ouvrant droit à une
réduction d'impôts pour les contribuables français (amendement coluche).

CONTACT
Siège social :
Association Arbre d'en Face
Maison des associations
1a place des orphelins
67000 STRASBOURG

http://www.arbredenface.org


Le Président de l'association:
David Ernenwein
Port : 06 72 84 49 81

contact@arbredenface.org

Le chargé de mission à Bobo
:
Barnabé Fischer
01 BP 3647
Bobo-Dioulasso
BURKINA FASO
Tel 00 226 20 97 69 71